Je viens de voir une histoire d’investissement assez intéressante. Ce prince saoudien Alwaleed Bin Talal Al Saud a récemment refait surface sur la liste Forbes des milliardaires, avec une fortune atteignant 16,5 milliards de dollars, devenant ainsi la personne la plus riche du monde arabe. Mais ce qui m’attire le plus, ce n’est pas combien il possède, mais comment il dépense cet argent.



La stratégie d’investissement de cette personne est vraiment à voir. Il opère via Kingdom Holding, ce groupe a été créé il y a 45 ans et la taille actuelle de son portefeuille d’investissements atteint 19 milliards de dollars. L’essentiel, c’est que ce gars ne met pas tout son argent au même endroit : il a des participations dans 18 secteurs différents — allant des services financiers, du divertissement, de l’aviation, jusqu’à l’intelligence artificielle, l’éducation et la santé. Cette approche de diversification, franchement, n’est pas courante chez beaucoup de milliardaires.

Dans le domaine technologique, il est le deuxième investisseur de xAI, la société d’Elon Musk. L’année dernière, il a aussi ajouté 800 millions de dollars à ses investissements. Il détient également des parts dans Meta, Uber, Lyft et d’autres plateformes. Il était déjà entré dans Twitter lorsque Musk l’a racheté, et il continue de parier sur le projet de fusion entre X et xAI, en prévoyant que cet investissement pourrait finalement atteindre 4 à 5 milliards de dollars.

Le secteur hôtelier représente environ 31 % de son portefeuille. Il s’est associé avec Bill Gates et détient environ 23,7 % des parts de Four Seasons. Il a aussi investi dans le groupe hôtelier français Accor, avec 6,8 % de ses parts. Côté immobilier, le projet Jeddah Tower, qui dépasse les 1000 mètres de hauteur, lui appartient.

Ce qui est intéressant, c’est que ce prince saoudien a investi dans Citigroup dès 1991 : il y a injecté 800 millions de dollars, et en 2005, cet investissement avait pris de la valeur jusqu’à atteindre 10 milliards de dollars. Aujourd’hui, il détient encore 1,06 % des parts de Citigroup.

D’après la logique d’investissement de ce prince, il ne mise pas sur un seul “moment” ou un seul secteur à la mode, mais construit un portefeuille d’actifs multidimensionnel. Cette vision tournée vers le long terme et cette diversification, dans le contexte actuel du marché, semblent particulièrement rares. Sa fortune vient de cette patience stratégique et de sa capacité à flairer les opportunités dans différents domaines. Récemment, il prévoit aussi de faire entrer en bourse sa compagnie aérienne à bas coûts Flynas sur le marché boursier en Arabie saoudite, avec un objectif de financement d’au moins 2 milliards de dollars. Cet investisseur arabie saoudite illustre vraiment, par des actions concrètes, ce qu’est une gestion de patrimoine authentique.
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