Actualités de Gate News : En 2024 et en 2025, l’Indonésie a prononcé des condamnations à l’encontre de trois personnes soupçonnées de financement du terrorisme, et les enregistrements de transactions en cryptomonnaies en chaîne sont devenus la preuve centrale de l’accusation. L’enquête montre que ces accusés ont collecté et transféré des fonds via des cryptomonnaies, en envoyant des Tether (USDT) d’une valeur supérieure à 49 000 dollars vers des plateformes situées à l’étranger, avant que les fonds ne se retrouvent finalement dans des activités de collecte de fonds liées à l’ISIS en Syrie.
L’agence indonésienne de renseignement financier PPATK collabore avec l’unité d’élite antiterroriste Densus 88 afin de retracer les adresses de portefeuilles et le flux des transactions, et de confirmer la provenance et la destination des fonds. TRM Labs indique que cette affaire prouve que les preuves en chaîne sont non seulement recevables, mais qu’elles jouent aussi un rôle clé dans les poursuites pour financement du terrorisme.
D’autres pays d’Asie du Sud-Est renforcent également leurs capacités en matière de renseignements liés à la blockchain : à Singapour, en Malaisie, etc., ils investissent dans des technologies de surveillance des cryptomonnaies pour faire face au risque que des organisations terroristes utilisent des cryptomonnaies pour contourner la réglementation financière traditionnelle. D’après le rapport de TRM Labs, en 2025, le montant total des stablecoins reçus par des entités illégales s’élève à environ 141 milliards de dollars, dont 86 % concernent des activités de contournement des sanctions, ce qui constitue un record sur cinq ans.
Les condamnations judiciaires en Indonésie montrent que la fenêtre permettant de financer secrètement le terrorisme avec des cryptomonnaies se referme progressivement. À mesure que les tribunaux adoptent les données en chaîne comme éléments de preuve, les flux financiers des organisations terroristes font l’objet d’un examen plus strict. Par ailleurs, le Cambodge et la Chine ont récemment pris des mesures contre des affaires de fraude en cryptomonnaies et de blanchiment d’argent transfrontaliers, notamment en arrêtant le précédent directeur général de HSBC, Li Xiong, puis en l’extradant vers son pays.
Cette tendance montre que la transparence de la blockchain est en train de transformer le paysage des opérations de lutte contre le terrorisme et la criminalité financière dans la région d’Asie du Sud-Est. Bien que les transactions en cryptomonnaies soient décentralisées, dans le contexte de la montée en puissance technologique des organismes de réglementation et des autorités judiciaires, leurs avantages liés à l’anonymat et à l’évitement des risques s’affaiblissent. À l’avenir, le recours aux cryptomonnaies dans la sécurité financière transfrontalière et les enquêtes antiterroristes deviendra encore plus essentiel.